START ME UP
1.
Par les temps qui courent, le CNRS, vaisseau amiral de la recherche française, a décidé de se mettre au diapason des souhaits du chef de l’Etat: tandis que la France devient une start-up nation, nation dont les enfants sont encouragés à rêver devenir millionaires (le devenir vraiment, c’est une autre affaire, vous connaissez sans doute cette histoire de ressources finies, de jeu à somme souvent complètement nulle, etc., qu’on appelle l’économie) – les organismes de recherche se font doucement mais sûrement géants incubateurs de start-up, comme on dit, massives pépinières de l’innovation, comme on écrit aussi parfois, en abusant visiblement de la métaphore horticultrice.
Et de fait, comme nous l’apprend la communication du CNRS, ça incube et ça pépine sec.
Si la nouvelle direction du CNRS a intégré dans sa lettre initiale envoyée aux personnels l’objectif de favoriser les start-up issues de son giron, les actes n’ont en effet pas traîné.
Cet automne, le CNRS propose à ses chercheurs « CNRS X Start-up », un événement conçu pour rapprocher les « entreprises innovantes » et le CNRS. Le chercheur y trouvera “4 ateliers participatifs“, une table ronde, etc. Des représentants de start-ups fondées par des chercheurs du CNRS pourront dialoguer avec les chercheurs ordinaires, et leur expliquer le chemin difficile mais gratifiant de la création de sa propre start-up. La table ronde, elle, nous permettra d’apprendre comment le CNRS « accompagne » ses start-up.
Ce mot d’accompagnement est ambigu : les chercheurs étant majeurs on ne voit pas trop pourquoi il faudrait les accompagner au travail; les compétences de l’administration interne du CNRS étant bien connues des chercheurs, on ne voit pas trop comment dans la jungle du privé elles serviraient à quoi que ce soit. (La métaphore qui vient à l’idée ici, c’est l’animal né au zoo qu’on remettrait dans son habitat d’origine – il survivrait 12 minutes au maximum, comme ceux qui ont vu Madagascar le savent.) Ou alors le CNRS financerait les start-ups, mais si c’est le cas, on peut à juste titre s’en offusquer (puisqu’il financerait d’autant moins la recherche, les chercheurs, etc., toutes ces choses si furieusement ancien monde…)
Parmi les start-ups présentes, dont on reconnaît à certaines, très honnêtement, les mérites de l’ingéniosité et de l’utilité, on a aussi Nextmind, une start-up visiblement liée à l’informatique qui nous propose de « Interact with the world simply by thinking. » On conseille à ses fondateurs de se renseigner un peu: interagir avec le monde en mobilisant sa pensée, c’est ce que les humains font depuis le pléistocène au moins. Mais bien sûr, on communique mieux avec des grands mots, qu’avec des petites descriptions (comme par exemple, « Nextmind vous propose des moyens complexes et onéreux pour éteindre à distance votre four à microondes. »: un tel slogan honnête ferait un four.)
Signe additionnel de cette nouvelle orientation du CNRS, donc, et de la prégnance du délire « start-up », la « lettre innovation » du CNRS. Celle-ci vante les produits innovants développés par le CNRS et débouchant sur une application marchande. L’un des concepts phares est renversant: les chercheurs ont mis au point « un dispositif embarqué qui indique au surfeur le meilleur moment pour se lever et prendre la vague. » Les mauvaises langues diraient que le réveil, de fait, a déjà été inventé, et que tout surfeur qui sait lire devrait pouvoir s’en servir. Mais bien entendu il s’agit d’autre chose, une « planche connectée », comme on dit aujourd’hui des enceintes, des voitures, des montres, des vêtements, et de tous ces nouveaux gadgets s’insérant dans le quotidien des humains pour à n’en pas douter le transformer à moyen terme en « cauchemar climatisé » (selon le génial mot d’Henry Miller).
La planche connectée du surfeur, donc lui indique quand s’élancer sur la bonne vague. Peu parmi nous sont surfeurs; on ne saurait donc dire si notre intuition que cette « planche connectée » fait un contresens total sur l’essence du surf est correcte. Car selon nous l’apprentissage du surf a précisément à voir avec un savoir incorporé, embodied comme on dit en anglais, un savoir qui ne processe (traite) pas des informations perceptives pouvoir pour envoyer un signal moteur, mais qui synchronise plutôt via le corps lui-même les variations du monde et des variations motrices, si bien qu’apprendre le surf serait progressivement réaliser un tel embodiment. De sorte que faire reposer l’apprentissage sur un dispositif computationnel de traitement l’information constituerait une radicale erreur de catégorie…
Quoi qu’il en soit le problème posé par ces nouvelles orientations du CNRS n‘est pas de résoudre ce conflit entre paradigmes computationnalistes et paradigmes embedded/embodied en sciences cognitives (du surf) – même si la mise en exergue d’une telle start-up indique un peu dans quel paradigme, pour ne pas dire dans quelle idéologie, se place la direction centrale du CNRS…
Mais les vertus comparées des diverses start-up que le CNRS érige en modèle ne sont évidemment pas la question. Le problème posé par ce genre d’événements et d’annonces, et surtout la stratégie qui les sous-tend, concerne la mission même du CNRS, la définition de la recherche scientifique, et l’allocation des ressources. Et le diagnostic qu’on portera à la fin de toutes les analyses de ce genre convergerait avec le sens de beaucoup d’autres opérations en cours et tiendra en un seul mot : la dépossession de la recherche. Mais concentrons nous sur cette vogue de la start-up CNRS.
2.
Le problème est donc le suivant : pourquoi donc le CNRS devrait-il s’investir directement dans la création de start-ups ? Ce qui veut dire la fois : est-ce sa réelle vocation ? et, à considérer que, de fait, il a vocation à lancer certaines start-ups qui exploiteraient ses résultats et ses compétences, quelle part de son budget devrait-elle être allouée à cela ? Quelles conséquences retomberaient sur l’évaluation en son sein: faut-il monter une start-up pour être un bon chercheur ? Plus sérieusement, ne peut-on pas légitimement craindre que les voies de recherche qui pourraient potentiellement donner lieu à des start-up soient alors privilégiées d’une manière ou d’une autre ?
Encore une fois, nous n’avons aucune objection de principe contre « l’innovation », concept invoqué systématiquement dès lors qu’on s’interroge sur les justifications de ces tournants dans la politique de recherche (concept incluant d’ailleurs l’inénarrable ‘innovation de rupture’) – si ce n’est que le terme est trop vague pour qu’il puisse être tourné en objectif concret. A la limite, on pourrait justement en faire une religion…
On ne fétichise pas non plus ici la recherche ‘fondamentale’ contre la recherche ‘appliquée’. Seulement, telle qu’elle se dessine, la stratégie du CNRS, soucieux à la fois de cocher toutes ls cases de l’excellence internationale et de faire fleurir cent fleurs de start-up, nous parait effrayante. D’un côté, on privilégiera les topiques et les problèmes de recherche dite fondamentale susceptibles de donner lieu à des gros financements internationaux, les seuls à garantir le label de l’excellence (problèmes et topiques construits dans une architecture de la grosseur qui mêle agences de financement, journaux à impact facteur massif, universités reconnues ‘excellentes’, etc.) ; de l’autre, on poussera à des recherches applicables, in fine susceptibles de donner lieu à des start-ups. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’il y a là une vraie cassure avec les orientations initiales de l’institution : recherche fondamentale, et éventuellement recherche dont les fruits pourraient être impliqués dans la médecine, l’industrie l’armée, et finalement être ‘utiles’ en quelque sens. Il ne faut pas oublier que, à l’inverse, la start-up est avant tout fondée sur une idée de gadget – soit, l’amélioration ingénieuse d’un fonctionnement généralement existant, possiblement porteuse de gains financiers par sa vente massive. L’App pour iPhone est le paradigme de la start-up, en ce sens. Pensons Candy Crush, pensons Siri, pensons Tinder…
Une telle référence au CNRS originel ne relève d’aucun passéisme; il s’agit dans cette affaire de ce que sont, en réalité, la recherche et l’université. Le modèle le plus simple, naïf, pour ne pas dire basique, en est le suivant : les chercheurs font de la science, cette science éventuellement fonde certaines technologies; mais les concepteurs de la science et de la technologie a priori ne vendent pas celles-ci, ceci est une autre histoire. Il s’agit là en effet d’industries, d’entreprises, et des départements R&D d’icelles pour l’interface avec la recherche scientifique et technique.
Bien entendu, il se pourrait que les mêmes personnes fassent l’un et l’autre. Wolfram et Mathlab sont sans doute la légende dorée en la matière (ou Brin et Page avec Google, Zuckerberg avec Facebook mais ils n’étaient pas encore chercheurs institutionnels lorsqu’ils montèrent la chose). Mais c’est là chose contingente.
D’ailleurs, qu’il y ait une interface par laquelle les développements scientifiques et technologiques peuvent être pris en charge par les entreprises, voilà même qui est reconnu et soutenu par l’Etat avec le Crédit impôt recherche (dont on sait par ailleurs le catastrophique palmarès).
Le CNRS par ailleurs n’est pas une entreprise privée. Il n’est pas Stanford ou Yale, pépinières desdits Brin, Page et Zuckerberg, qui sont, ultimement, des compagnies privées et dont la porosité avec le monde de l’entreprise est par définition bien supérieure. Dans ces conditions, que signifie cette idée que l’une des destinations du CNRS consiste à incuber des start-ups ?
D’autant qu’encore une fois, sauf à être aussi angéliste qu’un gauchiste tiers-mondiste, il n’y aura pas double ration de frites pour tout le monde : l’argent mis dans cet accompagnement de la startupisation n’ira pas aux chercheurs ancienne manière; il ira là où va le CIR, qui est déjà, bien entendu, volé aux chercheurs, soit dans la poche de ceux qui ont trop d’argent pour ne pas céder à la tentation d’en faire encore davantage.
Dans ces conditions, le plus sage est sans doute de se résoudre au nouveau monde de la recherche. En son sein, on constatera donc que chercher des connaissances, c’est véritablement ringard; chercher de l’argent, ça, c’est la modernité, le Graal, le « projet » des projets. Après tout, depuis le temps qu’on nous sert l’antienne de la tour d’ivoire qui a assez duré, du rapprochement université-entreprises, il fallait bien qu’un jour on y fût ou qu’on y arrivât: le chercheur lui-même est essentiellement une start-up en projet. Une start-start-up, si on veut, pour souligner l’inchoatif de la chose.
3.
Une fois résolu, une fois faite cette conversion au néolibéralisme qui sans doute coûte mais après tout ne coûte pas tant qu’elle ne rapporte, à terme, on peut tranquillement penser l’avenir du CNRS en imaginant toutes ces belles start-ups que la recherche en cours pourrait générer. Il agit certes d’extrapolation, mais après tout l’extrapolation n’est que la continuation de la perception par d’autres moyens.
Ainsi, suggérons modestement quelques idées.
Les laboratoires d’informatique du CNRS sont parmi les meilleurs au monde, comme on sait. La reconnaissance d’image a été développée sous diverses perspectives dans de nombreuses unités. Si quelques app simplettes la mobilisent, beaucoup d’innovations et moult ruptures sont encore à venir. Une application simple, dorénavant à portée ou presque, pourrait être élaborée par des chercheurs d’un labo travaillant sur ces questions. A partir de la photo d’une assiette pleine, le logiciel pourrait recomposer exactement le menu que s’apprête à ingérer le sujet. A partir de là, un algorithme de data mining prendrait le relai, et déterminerait des profils compatibles avec les gouts du mangeur, puisque chacun sait que les compatibilités amicales ou sentimentales sont, sinon causées par, du moins largement corrélées au goût alimentaire. Qui n’aime pas la pizza hawaïenne ne pourrait supporter longtemps de sortir avec un être humain dont l’absolu gastronomique est la pizza hawaïenne (ok: si cette abomination existe). Ce genre de faux pas deviendra impossible grâce à l’application Eat&Meet, qui déterminerait parmi tous les usagers de l’appli ceux qui sont compatibles avec vous sur la seule base d’un cliché de votre assiette. Introduire des requêtes de compatibilité dans les sites de rencontre est déjà connu, mais évidemment on en est encore à l’age de pierre puisque les données de base sont les réponses aux questions posées (« êtes vous de droite ? de gauche ? aimez vous les sportifs ? les geeks? » On s’étonne qu’on n’aille pas loin avec ça…); ici, nulle question, simplement le fait indubitable du goût pour ou contre la pizza.
Le CNRS se retrouverait donc à la pointe conjointe du dating et du fooding.
Evidemment une telle technique de reconnaissance d’image pourrait être développée sous plusieurs angles. Calorex, par exemple, calculerait la quantité de calories présente dans l’assiette du sujet et, pour qui surveille sa ligne, indiquerait par un bip strident ou un choc électrique qu’il est temps de cesser de s’alimenter dans ladite assiette. Le lecteur complétera facilement l’éventail de possibilités.
Dans le même ordre d’idées, Odorex, appuyé sur les derniers protocoles chimiques de reconnaissance d’odeur et de physiologie cellulaire développés dans une dizaine de labos relevant de l’INSB, pourrait déterminer à tout instant la qualité chimique de son porteur, et lui indiquer qu’il est temps de se laver, ou pas. Ainsi, finies les douches inutiles, superfétatoires ou bien au contraire les odeurs indélicates persistantes.
Mais bien sûr la gamme de startups possibles excède de loin la reconnaissance visuelle ou olfactive. Le CNRS pourrait, tout simplement, par ses start-ups neuves, contribuer directement au bien-être de l’humanité.
Ainsi, on se doute bien que d’être exposés sans cesse à un déluge d’informations tragiques et catastrophiques, telles que le sont les bulletins d’information télévisés ou la presse, s’avère bien délétère pour l’humeur. Une étude de chercheurs du CNRS a d’ailleurs montré cela de matière quantitative, en soulignant que les chaînes télévisées d’information continue, ou l’accès constant via internet et ses réseaux sociaux à des milliers de canaux d’information divers renforce cette tendance anxiogène, d’autant qu’encore une fois, tous ces canaux filtrent le réel par un biais catastrophisant (1). Comme le dit le proverbe, on ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure. Or c’est la majorité des trains.
L’application TrainEx, pour « train d’excellence » contrecarrerait ainsi efficacement cette tendance. A tout instant, en effet, le sujet serait informé de tous les trais qui arrivent à l’heure dans toutes les gares du monde. Le lien à un système de webcams lui permettrait de voir ces arrivées de train en temps réel, puis de sélectionner ses gares de prédilection pour une rediffusion nocturne propice à un endormissement sain.
Dans une même veine, les Kawai Glasses s’adapteraient facilement sur les Google glasses qui ne devraient pas tarder à envahir le marché. Le logiciel intégré permettrait de remplacer tous les visages humains croisés dans une journée par des visages avenants de mignons chatons. Chacun sait en effet qu’une demi-heure dans le métro à contempler les mines renfrognées des autres voyageurs intensifie la pulsion suicidaire propre à tout un chacun. Les Kawai Glasses que le CNRS aurait contribué à confectionner et promouvoir se révéleraient donc être un instrument parfait, nécessaire même, pour la quête du bonheur dans les sociétés urbanisées.
La biologie au CNRS, autre champ d’excellence cultivé depuis fort longtemps, ne serait pas en reste. Grace aux technologies Crispr-Cas si médiatisées à raison depuis quelques mois, on peut comme on sait insérer dans un génome de n’importe quelle créature organique un gène permettant de produire l’objectif souhaité. Or de nos jours, toutes les belles pièces en fourrure que portaient les élégantes du siècle dernier ont été remplacées par des hideuses fourrures synthétiques, suite à la pression constante que fait peser sur l’amateur de belles choses poilues la sensiblerie antispéciste de nos contemporains. Un laboratoire du CNRS pourrait donc développer la technologie permettant de faire pousser un pelage en fourrure sur un épi de maïs. On rajouterait alors une phase de dé-pelage à la récolte du maïs et le tour serait joué: les amatrices d’atours d’exception pourraient de nouveau profiter des merveilles de la fourrure, comme aux temps bénis des Grace Kelly et des Sophia Loren. La start-up qui mettrait ainsi une technologie d’excellence au service des nobles causes réunies de la mode et de la protection des animaux pourrait à bon droit s’appeler Bardotex.
Bien entendu, dans cette explosion fastueuse de start-ups, les sciences humaines, autre fleuron du CNRS, ne seraient pas en reste. On pense ici au projet Excusex, une start-up qui développerait des excuses sociologiques d’excellence pour tous ceux qui en ont besoin, fraudeurs, délinquants, députés corrompus, terroristes, automobilistes en excès de vitesse, pédophiles, violeurs de parking ou du cercle familial… Ici, les sociologues du CNRS, dont on sait la passion pour excuser sociologiquement toutes les choses condamnables au nom d’un déterminisme de bon aloi, se ligueraient avec les spécialistes en data mining pour fournir immédiatement, à tout individu ayant besoin d’être pardonné, un plaidoyer absolument convaincant qui identifiera dans toute l’étendue de son existence, de ses antécédents, de son lieu de naissance, de ses origines, etc, les éléments ayant fait leurs preuves pour maximiser les circonstances atténuantes, éléments piochés dans une vaste base de données juridiques internationale étalonnée et explorée algorithmiquement par un logiciel dédié.
Grâce au CNRS, les SHS retrouveraient ainsi le sens de l’utilité publique qu’elles ont perdu depuis bien longtemps.
La liste ne s’arrête pas là. Mentionnons BHSP 2.0 (Black Hole Problem Solver 2.0), programme conjoint du CERN et du CNRS, qui poursuit la technologie issue de la fabrication inopinée de trous noirs miniatures dans le Large Hadron Collider. De même que le PC introduisit il y a trente ans dans les foyers domestiques, à l’échelle du particulier, une technologie auparavant réservée aux universités et aux centres de recherche militaires grâce au prodiges de la miniaturisation, de même l’idée de BHPS 2.0 consiste à rendre le trou noir accessible, sous une forme nanoscopique, à tout un chacun. Il suffira ensuite pour le possesseur de l’appli BHPS de désigner l’individu qu’il trouve fâcheux ou indésirable (le « Problème », dans le lexique de la start-up qui développe BHPS), pour lui envoyer directement, via son téléphone portable, un nano-trou noir à proximité. Le « problème » sera ainsi résolu immédiatement.
Encore une fois, les start-ups du CNRS seront pour beaucoup dans l’essor de l‘humanité vers une nouvelle ère de bonheur partagé, et en retour elles en retireront une gratification pécuniaire bien méritée.
Cette énumération n’est bien entendu pas exhaustive et nous encourageons nos lecteurs à monter derechef leurs propres projets de start-up. La science n’attend pas, et l’argent encore moins.
Collectif Kylo V. Nèr.
(1) Zhou C. and Lai. N (2014), « Too many bad news is not good news. » International Journal of Happiness Studies, 21: 134-156.

